L’enseignement et le message de la Statue de la Liberté [en]

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La Statue de la Liberté : symbole de l’amitié franco-américaine et allégorie de l’espoir

Le cadeau d’un peuple à un autre

JPEGIl y a 135 ans, malgré une pluie battante, la ville de New-York est parée de drapeaux français et américains. Des régiments des deux pays, des marins, des remorqueurs, une foule impressionnante de New-yorkais de tous âges, le Président Cleveland et tout le peuple américain retiennent leur souffle. Lorsque l’immense drapeau français qui couvre encore le visage de la statue de la Liberté tombe, les canons soufflent et la clameur s’élève.
Pour le sculpteur français Auguste Bartholdi, c’est la réalisation d’une fabuleuse entreprise qui aura duré près de 20 ans.

C’est le Professeur de droit Edouard de Laboulaye, reconnu comme abolitionniste, qui - en 1865 - conçoit l’idée de réaliser un cadeau au peuple américain dont la révolution avait inspiré la nôtre et dont la Déclaration d’Indépendance avait servi de modèle à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Il rêve d’offrir à ce peuple un cadeau pour ses 100 ans d’Indépendance et pour honorer les 100 ans d’amitié liant les deux pays, la France ayant été aux côtés des États-Unis depuis sa naissance - le pays n’aurait pu emporter la bataille de Yorktown sans les navires du Conte de Grasse et les soldats de Rochambeau, rappelle-t-il alors-.

Rue Vavin à Paris, Auguste Barthodi, sculpteur proche de de Laboulaye, se met à façonner de multiples statues d’argile. Il veut qu’elle ressemble au pays de splendeur qu’il vient de parcourir. Il est revenu en France avec la certitude que cette sculpture doit être massive et élégante – comme le furent les Sept Merveilles du monde- et qu’elle doit se dresser sur une île dans le port de New-York afin qu’elle puisse accueillir les arrivants sur le sol américain.
Son autre conviction est que les Français lui donneront les fonds nécessaires pour sa réalisation. Pendant plus de 10 ans, artisans, commerçants, ouvriers, employés, municipalités verseront de l’argent pour soutenir son projet.

Une véritable inspiration avant même sa traversée de l’Atlantique

JPEGEn 1883, « Lady Liberty  » est la Dame de Paris ; en pleine construction les Français viennent la voir grandir. Gustave Eiffel lui donne un squelette, un défi visant à structurer plus de 80 tonnes de peau de cuivre. Les Français la regardent, elle les inspire et ils la financent.

Malgré certaines réticences, de l’autre côté en Amérique, la fascination est la même. La poétesse Emma Lazarus et le journaliste Joseph Pulitzer écrivent pour persuader à leur tour les Américains de financer la construction d’un piédestal à sa mesure. Les deux écrivains – tous deux immigrants- perçoivent la force du symbole.
Elle est la « Liberté éclairant le monde » mais aussi le symbole de la ville de New-York et de l’Amérique. Pour Pulitzer, elle est déjà « la porte de l’espoir pour tous les immigrants », pour Lazarus « bientôt, les arrivants seront accueillis dans le Nouveau Monde par une dame aussi attentionnée que puissante ».

En novembre 1883, Emma Lazarus écrit son célèbre poème "Give me your tired, your poor, your huddled masses yearning to breathe free, the wretched refuse of your teeming shore. Send these, the homeless, tempest-tossed to me, I lift my lamp beside the golden door !”

Le jour où la statue est dévoilée – le 28 octobre 1886- Auguste Bartholdi dira :
Mon américaine ne conquiert pas avec des armes. La vraie Liberté triomphe par la Vérité, la Justice et la Loi. Comme les anciennes déesses Libertas, elle porte une robe flottante et un pied levé, la liberté ne peut que marcher. Elle a des chaînes brisées à ses pieds, l’Amérique ayant tenu ses promesses de rompre avec l’esclavage et d’assurer l’égalité de tous.
Dans sa main droite, elle tient une table gravée de la date du 4 juillet 1776 et dans l’autre, une torche, celle qui illumine et donne espoir. Tout en elle crie Liberté !

2021 : un deuxième voyage, celui d’une petite sœur de « Lady Liberty » pour célébrer la longue amitié de nos deux pays

Grâce au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), l’ambassade des Etats-Unis et la société de transport maritime, CMA-CGM, la statue de bronze placée sur le parvis du CNAM a entrepris un voyage vers Ellis Island pour visiter sa grande sœur. Elle y sera le 4 juillet pour la Fête de l’Indépendance. Elle sera ensuite installée à Washington, DC à la Résidence de France pour « Bastille Day ».
Cette « Lady Liberty » 2021 de près de 3 mètres et de plus de 450 kg a été réalisée à partir du modèle original – en plâtre – de 1878 d’Auguste Bartholdi. Exposée depuis plus de 10 ans sur le parvis du CNAM, elle rejoindra Washington où elle séjournera 10 ans.

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Après une traversée de 9 jours à bord du CMA CGM Tosca, elle sera exposée - du 1er au 5 juillet 2021- à Ellis Island face à sa grande sœur de cuivre où elles célèbreront ensemble la fête de l’Indépendance américaine. Elle prendra ensuite la route pour Washington, DC grâce à CEVA Logistics, filiale du groupe CMA-CGM.

Le jour du 14 juillet, cette seconde « Lady Liberty » sera dévoilée devant la Résidence de France à Washington en parfaite représentante de l’amitié franco-américaine et symbole de valeurs partagées au premier desquelles la liberté, la promesse d’une vie meilleure et le combat contre l’oppression.

Le trésor caché de Miami : une copie originale de la tête de la Statue de la Liberté

Bien que la Floride ne reçoive pas la visite de la « Lady Liberty » en bronze, Miami peut s’enorgueillir d’un patrimoine humain et matériel unique.

  • La famille Haligon, de génération en génération, conserve le savoir-faire ancestral de son ancêtre, Louis Haligon, qui contribua à l’agrandissement de la sculpture originale d’Auguste Bartholdi.

L’œuvre de plâtre initiale a été agrandie plus de 4 fois grâce à un outil que Louis Haligon maîtrisait à merveille, le pantographe.
A Miami, Caroline et Olivier Haligon qui ont créé à la fin des années 90, l’atelier Haligon Fine Art, conceptualisent et construisent toujours des œuvres pour des artistes du monde entier grâce à cette technique, utilisant ou non un format 3D selon les projets artistiques.

  • L’atelier abrite une copie originale de la tête de la Statue de la Liberté de plus de 2 mètres de haut et 2 mètres de large. L’imposante figure permet de prendre la mesure de la détermination du regard et des traits de la Statue. Pour reprendre les termes de Bartholdi, en effet, « tout en elle respire la liberté. »
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Louis Haligon, 1ère génération - Crédits : Haligon Fine Art, Inc.
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A droite : Georgette Haligon (Génération 2) avec son fils Robert Haligon (Gen 3, le père d’Olivier) à Paris. A gauche : Olivier Haligon (le père) et Caroline Haligon (la fille) dans leur atelier à Miami. - Crédits : Haligon Fine Art, Inc.

Pour célébrer le 14 juillet à Miami et faire écho à la visite de celle de bronze à Washington, cette tête aussi imposante qu’unique gagnera la résidence du Consul général de France à Miami grâce au concours du groupe CMA-CGM et à la générosité d’Olivier et de Caroline Haligon (Haligon Fine Art, Inc.).

Elle y prendra place peu avant le 4 juillet et y fêtera le 14 juillet 2021 !

Apprenez comment fonctionne un pantographe ou encore ce que signifie la Statue pour la famille Haligon, en vidéo !

Qui sont les concepteurs et les artistes ayant pensé et réalisé la Statue ? Et comment le terme de "Liberté" a évolué d’une XIXème siècle à nos jours ? Les réponses de Logan Connors, Professeur de Lettres Modernes et Directeur des Etudes de 1er cycle à l’Université de Miami - en vidéo

Le Professeur Logan Connors nous ouvre les coulisses de la création de la Statue et retrace les valeurs qui ont créée ce fabuleux symbole !

Que représente la Statue pour vous ? Deux étudiantes répondent à cette question en vidéo :

  • Réponse de Lissa Ruben, lycéenne à ISCHS - en vidéo
  • Invitée par l’organisation Global Ties Miami, Kary Perez répond à son tour dans cette brève interview !

Et quels sont aujourd’hui les symboles qu’elle personnifie ? Rejoignez la discussion « The Renewal of a Symbol »

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Panel discussion : "The Renewal of a Symbol"

L’amitié franco-américaine La liberté, l’espoir et la promesse d’un monde meilleur ainsi que le combat contre l’oppression sont les valeurs que la Statue de la Liberté véhicule et qui sont au cœur de la conversation entre Philippe Etienne, Ambassadeur de France aux Etats-Unis, Lonnie G. Bunch, Secrétaire du Smithsonian, David Blight, Sterling Professeur d’histoire des Etudes Africano-américaines, Olivier Faron, Administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et Pap Ndiaye, Directeur du Musée de l’Histoire de l’immigration à Paris.

Visionnez le webinaire en cliquant ici.

Dernière modification : 16/08/2021

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